La GRAINOTHÈQUE

Et si l’on se passait des semences hybrides proposées par l’industrie semencière ?

Partageons nos semences

Et si l’on se passait des semences hybrides proposées par l’industrie semencière ? Hybride voulant dire non reproductible, c’est un véritable racket qu’imposent les semenciers chaque saison, en rendant obligatoire l’achat de nouvelles semences. Les paysans sont particulièrement attaqués sur leurs droits à produire et sélectionner leurs propres semences.

Des initiatives se font jour pour lutter contre la mainmise d’une poignée de multinationales sur un ressource commune, partagée depuis les débuts de l’agriculture et pour défendre la sauvegarde des variétés anciennes, garantes de la biodiversité et de l’adaptation au territoire. Des agronomes, des paysans, des activistes comme le réseau Semences paysannes, Kokopelli ou Vandana Shiva, en Inde, qui a créé une banque de graines libre qu’elle distribue gratuitement. En Lorraine, l’association L’or des graines a vu le jour en 2012 pour défendre l’utilisation libre des semences.

L’AMAP de Capucine a, quant à elle, repris l’idée qui a germé à La Rochelle au sein de l’association Graines de Troc. A la Fermette, un présentoir est disponible, où chacun peut déposer les graines de son jardin : des fleurs, des légumes et surtout pas d’hybrides, comme l’indique le document explicatif à disposition.

« Un petit acte de résistance avec la gratuité et la confiance comme fondements dans un monde où tout s’achète », comme l’indique l’un des fondateurs de Graines de Troc. Un engagement citoyen et une invitation à se mobiliser pour défendre notre droit à l’alimentation et la possibilité de vivre ensemble sur une planète préservée.